Le travail de groupe

Le travail de groupe peut-être occasionnel ou permanent (cf. pédagogie en îlots bonifiés).

L’objectif est de développer l’autonomie des élèves mais aussi de leur permettre de communiquer, d’échanger et de débattre.

Il convient cependant de toujours ménager un temps préalable de travail individuel pour éviter que certains élèves deviennent les béquilles des autres…

En cours de français, on peut y recourir en diverses occasions :

  • Lecture analytique : chaque groupe peut être chargé d’explorer une piste ouverte pendant la phase initiale de formulations des hypothèses. Un rapporteur expose ensuite à la classe le compte-rendu des investigations de son groupe. Ainsi, Le sens du texte émerge de la mise en commun.
  • Écriture d’invention collective dans le cadre d’un projet d’écriture.
  • Évaluation formative en étude de la langue : des exercices sont préparés à la maison. Les élèves s’autocorrigent en classe, sans intervention du professeur. Chaque groupe rend une seule copie qui sera notée (ils devront donc argumenter et expliquer leur point de vue en cas de désaccord). L’évaluation sommative doit ensuite proposer les mêmes types d’exercices.
  • Préparation des évaluations : chaque groupe compose un exercice puis les groupes s’échangent leurs productions et effectuent les exercices proposés.
Impliquer les élèves

Au sein de chaque groupe, il peut être utile de définir des rôles pour que chacun se sente impliqué :

  • Le président : interroge et donne la parole à ses camarades.
  • Le secrétaire : note tout ce qui est dit ou uniquement les idées retenues par le groupe.
  • Le rapporteur ou le messager : fait le compte-rendu oral aux autres groupes.
  • Le gardien du temps : veille à ce que l’activité soit terminée dans le délai imparti et à ce que les élèves ne s’éparpillent pas dans le bavardage…
Techniques de travail
1) Technique Phillips 6.6

Les élèves sont placés par groupe de six. Dans chaque groupe, quatre élèves ont en charge les rôles définis ci-dessus.

Chaque élève dispose d’une minute pour s’exprimer, sous le contrôle du gardien du temps.

Le secrétaire, muni d’un feutre, note les différentes idées sur une feuille de format A3 qui sera ensuite exposé au tableau et commenté par le messager.

Dans cette technique, la mission la plus délicate est celle du secrétaire qui doit veiller à ne pas noter plusieurs fois la même idée.

On prévoit généralement, avant l’affichage, un temps bref de relecture (maximum dix minutes) pour que les membres du groupe puissent éventuellement compléter la prise de notes du secrétaire.

2) Technique 1.2.4.8.16

Les élèves effectuent d’abord le travail seuls. Puis, en binômes, ils rédigent une synthèse de leurs idées avant de rejoindre un autre binôme.

Ils répètent l’opération plusieurs fois dans des groupes successivement constitués de 4, 8 puis 16 élèves.

Les deux synthèses restantes sont affichées et confrontées au tableau. On en tire alors, en classe entière, une synthèse finale qui doit être le reflet des opinions de la classe.

Cette technique est particulièrement adaptée aux comptes-rendus effectués en classe suite à une conférence ou à la projection d’un film.

3) Technique du messager

Après un travail de groupe, le messager, au lieu de passer au tableau, se déplace de groupe en groupe pour exposer son compte-rendu aux autres.

Si une phase de mise en commun collective est cependant nécessaire et on court alors le risque de lasser les élèves qui en profiteront pour bavarder. On peut donc envisager d’éluder cet oral collectif en demandant aux élèves de rédiger une trace écrite individuelle qui tiendra compte des apports de chaque groupe.

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