La carte heuristique

La carte heuristique, ou « mindmap », est une manière alternative de présenter votre trace écrite. On peut l’utiliser en de nombreuses occasions. Elle facilite la mémorisation et entraîne les élèves à s’approprier et reformuler le cours. En effet, avec cette présentation, il leur est impossible d’apprendre par cœur et ils doivent eux-mêmes verbaliser les liens logiques qui relient les idées entre elles.

On peut utiliser la carte heuristique lors d’une séance de lecture analytique ou d’un débat littéraire. Les idées des élèves sont alors notées au tableau, sous la forme d’un remue-méninges (brainstorming). Puis, dans un second temps, on répartit les élèves en groupes en leur donnant pour activité de regrouper et trier ces idées.

On peut aussi utiliser un mur d’idées (padlet ou scrumblr) pour collecter les impressions de lecture en demandant aux élèves d’effectuer cette première phase chez eux.

La carte heuristique peut intervenir après une leçon classique en guise de bilan, notamment pour schématiser des notions grammaticales complexes (ex. les propositions).

Personnellement, j’utilise principalement les cartes heuristiques en lancement de séquences pour mobiliser les pré-acquis des élèves. Cela constitue une forme d’évaluation diagnostique collective du groupe classe. J’inscris au tableau le cœur de la carte puis mes questions de lancement font émerger quelques branches que les élèves vont ensuite déployer et explorer en groupes de quatre.

On peut également utiliser les cartes heuristiques pour mobiliser des champs lexicaux avant un travail d’expression écrite. Après distribution du sujet, on peut réfléchir avec les élèves aux champs lexicaux dont ils vont avoir besoin et développer certains d’entre eux de manière collective. Cette activité préparatoire permet de limiter d’une part l’écueil du manque d’inspiration et d’autre part les répétitions.

Les élèves éprouvent généralement des difficultés à recopier une carte heuristique sur leur feuille si celle-ci s’avère trop complexe. Il est donc préférable d’utiliser des logiciels informatiques. On peut alors soit vidéo-projeter la carte en construction, soit l’imprimer et la distribuer aux élèves lors du cours suivant.

Si on entend principalement parler du logiciel Freeplane dans l’Education Nationale, d’autres existent et ils sont nombreux. En ce qui me concerne, j’ai pris l’habitude d’utiliser Xmind.

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