Publier les exposés des élèves dans un livre de classe

Il convient de rappeler qu’il est possible de réconcilier l’informatique et le support papier. De même que Freinet a introduit l’imprimerie dans l’école en proposant à ses élèves d’écrire des livres et des journaux, l’enseignant peut inviter ses élèves à présenter tous leurs exposés à l’aide d’un traitement de texte en vue d’une publication.

Lorsque le travail de recherche est achevé, vient le temps de la présentation à la classe. Celle-ci s’effectue généralement à l’oral. On peut proposer aux élèves un rendez-vous régulier, sur le modèle des « conférences d’enfants » de Freinet. Dans mes classes, il s’intitule « 5 minutes chrono ». Il a lieu toutes les trois semaines environ et dure une demi-heure. Chaque élève dispose d’environ 5 minutes pour présenter son exposé puis il répond aux éventuelles questions.

Peu à peu, j’invite les élèves à se détacher des diaporamas pour privilégier l’interaction orale. Je l’encourage au fur et à mesure à éviter de placer du texte dans ce type de support. En fin d’année, certains élèves, qui ont participé à l’activité plusieurs fois, prennent confiance en eux et tentent même de présenter leur exposé sans leurs notes, avec pour seul support des documents iconographiques.

Les élèves peuvent présenter leur exposé à l’oral sur le support de leur choix mais on peut exiger une production écrite à partir d’un traitement de texte.

En collectant l’ensemble des productions écrites, l’enseignant peut produire un « livre de classe ». S’il accueille les élèves toujours dans la même salle, on peut y installer une bibliothèque afin que les élèves aient la possibilité de consulter ces ouvrages. Ils peuvent ainsi lire, voire poursuivre, le travail réalisé par leurs prédécesseurs. La présence d’une telle bibliothèque permet également d’occuper les élèves qui travaillent plus vite que les autres et passent de nombreuses minutes à s’ennuyer sur leur chaise.

Toutefois, il est difficile dans certains établissements de satisfaire à cette exigence. Une autre solution consiste alors à investir le C.D.I. On y placera donc les livres publiés qui seront consultables par l’ensemble des élèves. La présence de livres produits par les élèves dans ce lieu peut être bénéfique. En effet, beaucoup d’élèves ne fréquentent pas les livres. Le C.D.I. est davantage pour eux une alternative qui permet d’échapper à la salle d’étude. Ils s’y rendent également pour utiliser les ordinateurs.

Placer leurs propres écrits sur les étagères, au milieu des autres ouvrages, donne une légitimité à leur travail. D’autre part, cela leur permet de s’approprier le lieu.

On peut également proposer aux élèves des modèles de fiches pour constituer un ouvrage documentaire. Les élèves, répartis en binômes, réalisent des fiches qui sont ensuite regroupées. Il existe une multitude de thèmes qui peuvent être abordés : les dieux romains, les plantes médicinales dans la Rome antique, les personnages célèbres de la Grèce antique…

En hommage à Nelson Mandela, nous avons ainsi, en collaboration avec la documentaliste, proposé aux élèves de lire des biographies de personnages devenus célèbres pour leur combat contre la discrimination et pour la liberté. Le choix thématique était varié et les personnalités étaient aussi bien des hommes que des femmes, ayant vécu du XVIIIème au XXème siècle : Olympe de Gouges, Martin Luther King, Federico Garcia Lorca, Rosa Parks, Harvey Milk, Simone Veil…

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